📉 Une dynamique alarmante Au coup de sifflet final, le constat est brutal : deuxième défaite consécutive, quatre points de retard sur le FC Barcelone et un total de neuf revers en 40 matchs cette saison. À titre de comparaison, il y a deux ans, les Merengues n’avaient perdu que deux rencontres en 55 matchs. Après une saison 2024-25 sans trophée, le spectre d’un nouvel exercice vierge se précise. Le changement d’entraîneur – avec l’arrivée d’ Álvaro Arbeloa après la Supercoupe – n’a pas produit l’électrochoc espéré. La dynamique collective reste fragile. 🧱 Le plan parfait de Getafe pour neutraliser Vinicius L’équipe dirigée par José Bordalás a appliqué une recette déjà utilisée par Osasuna et le Celta de Vigo : Bloc bas ou médian Lignes ultra compactes Jusqu’à neuf joueurs derrière le ballon Objectif clair : isoler et neutraliser Vinícius Júnior . À chaque prise de balle du Brésilien, un défenseur au duel + une couverture immédiate. Résultat : peu d’espaces, peu de différences, frustration croissante. Sans profondeur ni mouvements coordonnés autour de lui, Vinicius s’est retrouvé enfermé dans une toile défensive. 🎯 Des choix tactiques discutables Si l’effectif montre certaines limites qualitatives, le staff porte aussi sa part de responsabilité. L’option Thiago Pitarch titulaire était audacieuse, mais l’animation du milieu à quatre n’a pas fonctionné. Arda Güler a été positionné dans un rôle moins adapté à ses qualités de sortie de pression. Le couloir droit, habituellement dynamique avec Federico Valverde et Trent Alexander-Arnold , est resté étonnamment discret. Le Real a manqué : De largeur De mobilité entre les lignes D’alternance dans le jeu Trop prévisible, trop statique. 🚨 Une fragilité défensive persistante Le but encaissé n’est pas un accident, mais la conséquence d’un problème récurrent : les adversaires arrivent trop facilement dans la surface de Thibaut Courtois . Le pressing est moins intense depuis la fin de l’ère Xabi Alonso , et Arbeloa n’a pas encore instauré un système de récupération agressif et structuré. L’équipe semble coupée en deux : Attaque isolée Milieu dépassé Défense exposée ⏳ Une saison qui peut basculer en mars Le parallèle avec la saison 2018-2019 est troublant. Cette année-là, le Real Madrid avait été éliminé en Coupe du Roi par le Barça et en Ligue des champions par l’ Ajax Amsterdam , se retrouvant sans objectif dès le mois de mars. Aujourd’hui, le scénario menace de se répéter. Les deux prochaines rencontres contre le Celta de Vigo et Manchester City seront décisives pour éviter une fin de saison prématurée. 🔎 Conclusion Cette défaite n’est pas seulement un accident de parcours. Elle révèle : Une dépendance excessive à Vinicius Des déséquilibres tactiques Une animation offensive stérile Une fragilité mentale et défensive Le Real Madrid n’est plus intouchable. Et sans réaction immédiate, la Liga pourrait bien déjà lui échapper.