Cette décision n’est pas sans rappeler un précédent devenu mythique dans l’histoire du club. En janvier 2016, le Real Madrid avait déjà fait confiance à un entraîneur inexpérimenté au plus haut niveau : Zinedine Zidane. Nommé en remplacement de Rafael Benítez, le Français avait alors marqué l’histoire en remportant trois Ligues des champions consécutives et en installant une domination européenne sans précédent. Une comparaison inévitable, mais maîtrisée Forcément, la nomination d’Arbeloa ravive les souvenirs et nourrit les comparaisons. Peut-il suivre les traces de Zidane ? Peut-il bâtir une dynastie autour de Kylian Mbappé, désormais pièce maîtresse de l’effectif madrilène ? La question a rapidement été posée au principal intéressé. Présent en conférence de presse après la large victoire contre l’AS Monaco (6-1) en Ligue des champions, Arbeloa a tenu à calmer les attentes. Lucide et humble, le nouvel entraîneur du Real Madrid a refusé toute mise en parallèle excessive avec son illustre prédécesseur. « Vous attendez que j’en gagne trois d’affilée aussi ? », a-t-il lancé avec le sourire. Avant d’ajouter : « Ce qui s’est passé à l’époque était historique, exceptionnel et très difficile à reproduire. » Travail, exigence et ambition Loin de se laisser emporter par l’euphorie, Arbeloa préfère mettre en avant le travail quotidien et les objectifs à court terme. Le technicien espagnol sait que l’exigence du Real Madrid ne laisse aucune place à l’erreur. La priorité est claire : se battre sur tous les tableaux. « On va se battre pour tout : la Liga, avec un déplacement compliqué à Villarreal, puis le Benfica pour aller chercher le top 8. Avoir un mois de février pour travailler, se reposer et apprendre à mieux se connaître », a-t-il expliqué. Un discours mesuré, basé sur l’enthousiasme et la rigueur, qui tranche avec l’emballement médiatique. Si le Real Madrid espère secrètement revivre une trajectoire à la Zidane, Arbeloa, lui, garde les pieds sur terre. Avec Mbappé en leader offensif et un effectif de très haut niveau, le potentiel est immense, mais seul le travail permettra d’écrire la suite de l’histoire.